
La Voix du conseil : Geneviève Côté

Déjà un an? Ça passe vite! Je me souviens de l’appel de France Lafleur m’annonçant mon élection au conseil de la SOCAN. Ma première idée fut de l’indiquer dans ma page Facebook, quelque chose comme « élue au conseil de la SOCAN, wow! »
Lorsque j’ai décidé de me présenter à cette élection, je désirais représenter les jeunes créateurs et petits éditeurs le mieux possible, afin de faire entendre la voix de cette nouvelle génération. Je suis donc heureuse d’avoir eu cette chance et j’en suis très fière. Nous sommes 18 au conseil, et je suis la deuxième plus jeune et l’une des deux seules femmes. Je siège à titre d’éditeur du Québec et de francophone (nous sommes neuf éditeurs et il y a neuf auteurs au conseil).
À ma première réunion, en juin 2009 à Montréal, j’avais l’impression d’être à une audience d’un comité législatif. La table immense, les micros et écouteurs de traduction simultanée (disponible à chaque réunion du conseil), tout ce décorum m’a presque déstabilisée. Je connaissais la plupart des membres québécois du conseil ainsi qu’Earl Rosen, qui fut élu président durant cette première réunion, mais je rencontrais quand même 11 nouveaux membres. Je n’ai pas beaucoup ouvert la bouche ce jour-là, sauf durant la période de questions, où j’ai risqué : « Pourquoi avons-nous des bouteilles d’eau plutôt que des verres et des carafes? » La table était mise, on m’a apposé l’étiquette de Québécoise « verte ». Je n’ai aucune objection à cela, d’ailleurs.
Un an plus tard à Vancouver, après trois autres réunions tenues à Toronto et Montréal, quand je suis arrivée dans la salle glaciale, avec sa table immense, je ne me sentais plus dépassée. Je connaissais chaque membre par son nom et ce qu’il fait. J’avais découvert que les réunions servent à recevoir de l’information en votre nom, les membres, afin de s’assurer que le navire suit la bonne route.
À titre de vos représentants, nous sommes vos yeux et vos oreilles, vos chiens de garde. Au bout d’une année, je savais aussi que les comités (il y en a cinq, je siège à celui des membres) sont l’occasion d’échanger, de planifier et parfois d’influencer. Je suis heureuse d’être à ce comité, cela me permet d’avoir une interaction presque directe avec vous, les membres, et cela rend mon travail plus tangible. Les membres du conseil siègent à leur comité pendant trois ans. Je souhaiterais parfois faire partie de deux comités afin de mieux comprendre les sommaires des travaux qui nous sont présentés lors des réunions du conseil. Superperformante, moi? Voyons donc!
À la dernière réunion du conseil, en juin, j’inscrivais dans ma page Facebook : « je suis à une réunion du conseil de la SOCAN et j’en suis fière ». Je suis maintenant convaincue que ce sera le cas tout au long de mon mandat.
La Voix du conseil 2010
La Voix du conseil 2009
En ligne depuis l'automne 2010
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