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Ce que la SOPREF et LOCAL Distribution peuvent faire pour vous


par Olivier Robillard Laveaux, printemps 2007


Fondée à l’époque où les grands médias (quotidiens, télévisions, radios commerciales) boudaient les jeunes groupes de la scène alternative de la province, la Société pour la promotion de la relève musicale et de l’espace francophone (SOPREF) a comme mission d’encadrer tout artiste émergent en lui donnant les outils nécessaires à son développement. Dès sa naissance, le 3 juin 1998, l’organisme proposait un nouveau message : « Aucun gérant n’est intéressé à vous prendre en main? Pas de problème, nous allons vous apprendre les rouages de l’industrie musicale afin que vous gériez vous-même votre carrière. »


Neuf ans plus tard, la SOPREF a prouvé maintes fois son efficacité, lui permettant de devenir un incontournable du milieu. Première structure à aider des groupes comme Malajube, Les Trois Accords ou Dobacaracol, elle fournit aujourd’hui une vaste gamme de services, allant de l’organisation d’ateliers de formation à la distribution nationale d’un album grâce à sa branche LOCAL Distribution.


« Lorsqu’un artiste devient membre de la SOPREF, moyennant une cotisation annuelle de 75$, la première étape suggérée est un arrêt au Centre d'information sur les musiques émergentes (CIME), » explique Cynthia Bellemare, directrice des services aux membres et communications de l’association. « Accueillant les artistes sur rendez-vous, le CIME offre les ressources qui aideront un groupe à se professionnaliser. On y retrouve deux documents aussi disponibles sur le Web : le Bottin des musiques amplifiées (répertoire de 4000 acteurs de l’industrie musicale, artistes, studios, journalistes, producteurs de spectacles) et le Guide Autoprod 101, qui explique les étapes amenant un groupe à la production de son disque. Par exemple, ça peut paraître secondaire, mais si on omet de réserver un espace pour le code à barres au dos de son disque, il aura bien des problèmes au moment de le commercialiser. C’est également au CIME qu’un musicien apprendra comment remplir une demande de subvention. »


LOCAL Distribution
Une fois les étapes du Guide Autoprod 101 respectées, les artistes membres pourront voir leur disque distribué chez les disquaires du pays grâce à LOCAL. « Nous sommes évidemment spécialisés dans la distribution québécoise, mais notre réseau s’étend au Canada grâce à des ententes avec HMV, Music World et bientôt Best Buy, indique Martine Groulx, directrice générale de SOPREF/LOCAL. Nos budgets nous permettent de lancer environ 10 à 15 nouveaux disques par mois, soit 50% des albums qu’on nous soumet. » La sélection des disques s’effectue par le comité d’écoute de LOCAL, qui analyse la qualité musicale de l’œuvre ainsi que le plan de promotion exigé pour chaque candidature. « Nous n’acceptons que les groupes qui effectueront leur bout de chemin une fois l’album en magasin. Les six mois suivants la sortie d’un disque sont capitaux. C’est à ce moment qu’un groupe doit donner des concerts, contacter les médias, envoyer des disques aux radios étudiantes. Bref, assurer le rôle d’une étiquette de disque en maximisant sa visibilité. Un bon plan de promotion est gage de professionnalisme. »


Pour chaque album vendu distribué par LOCAL, un artiste recevra de 6$ à 7$ de redevances, alors que l’organisme percevra un montant avoisinant les 4$. « Généralement, nous vendons les albums aux disquaires 10$ ou 11$, ce qui assure un prix en magasin entre 13,99$ et 16,99$. Et comme nous lançons un bon nombre de compacts chaque mois, LOCAL offre aussi des services de duplication de CD à coût avantageux. »


Outils de promotion
Si un groupe émergent doit prouver sa bonne volonté par son plan de promotion, la SOPREF et LOCAL l’épaulent par la suite grâce à des outils adaptés à sa réalité. « Des promotions sont organisées avec les magasins afin d’assurer une bonne visibilité des produits, assure Martine. Un groupe peut aussi payer un supplément pour voir son disque en postes d’écoute, et en créant une communauté d’artistes qui se diviseront les frais, nous facilitons l’achat de publicité dans divers journaux (Bang Bang, Voir, Ici). »


La SOPREF, qui produit chaque année la compilation Québec Émergent, est aussi derrière le Baromètre, colonne publiée chaque jeudi dans l’hebdomadaire Ici et regroupant le palmarès des radios alternatives et le top-ventes des disquaires indépendants. Elle tient aussi ses membres au courant grâce au BIFIDUS, bulletin envoyé par courriel comprenant autant l’annonce d’un jeune réalisateur de clips à la recherche de groupes que la date-butoir des inscriptions aux Francouvertes. Un calendrier des concerts ouvert aux mises à jour des différents artistes est aussi en ligne sur son site (www.sopref.org), tout comme la liste complète de ses membres, où figurent des centaines de musiciens, mais aussi des labels, des producteurs et des organismes comme l’ADISQ. « Tout le monde peut être membre de la SOPREF, soutient Cynthia. Les maisons de disque établies le sont, car elles reconnaissent son importance au sein de l’industrie, où elle agit telle une pépinière de talent. »



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