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4 août 2010
Décès du doyen de la musique canadienne, Otto Joachim, mort à 99 ans
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Le compositeur, altiste, pédagogue et peintre montréalais d’origine allemande Otto Joachim, né le 13 octobre 1910 à Düsseldorf, est décédé d'un arrêt cardiaque dans la nuit du vendredi 30 juillet dernier. Le prolifique compositeur de nouvelle musique classique, dont le catalogue comptait plus de 95 titres, s’était installé à Montréal dès les années 50 avec son frère Walter, violoncelliste. Il a notamment composé Katimavik pour le Pavillon canadien à l’Expo 67 de Montréal. Ses œuvres ont été jouées partout dans le monde et appréciées par tous les publics.
La musique électroacoustique, la musique ancienne, le grégorien et le jazz ont marqué son œuvre, bien qu’il ait déclaré à Paroles & Musique lors d’une entrevue datant de la fin 2000 :
« Je n'ai été influencé par aucun compositeur. Mes compositeurs préférés dans mon domaine, le dodécaphonisme, sont Webern et Messian. Le petit ouvrage de Krenek sur la musique de douze sons m'a guidé dans mes premières œuvres dodécaphoniques. »
Père d’un autre membre bien connu de la SOCAN, Davis Joachim, Otto Joachim fut aussi membre de la section des altos puis premier alto de l'Orchestre symphonique de Montréal (1952-56). Il enseigna à l'Université McGill (1956-64) et au Conservatoire de musique du Québec à Montréal (1956-76), fonda et dirigea l'Ensemble d'instruments anciens de Montréal (1958-69) et le Quatuor à cordes de Montréal (1955-63). En 1956, il monte son propre studio de musique électroacoustique.
Otto Joachim fut nommé chevalier de l'Ordre national du Québec en 1993, et avait reçu le Prix Opus-Hommage en 2008, entre autres honneurs.




